Santé mentale au travail : baromètre QVCT 2025
25% des salariés en mauvaise santé mentale, seuls 8% engagés. Le baromètre Qualisocial/Ipsos 2025 et ce que ça change pour votre politique QVCT.
L’essentiel
- 25% des salariés déclarent une santé mentale dégradée (Qualisocial/Ipsos 2025)
- Seuls 8% de salariés engagés (Gallup 2026), 39% sans aucune mesure de prévention
- Étude sur 3 000 salariés (Ipsos, décembre 2024)
- Structure au très bon score QVCT : 1,5x plus de chances d’être engagé
Un salarié sur quatre se déclare en mauvaise santé mentale. Seuls 8% se disent engagés (Gallup 2026). Et 39% n’ont accès à aucune mesure de prévention dans leur structure. Ces chiffres viennent du baromètre Qualisocial/Ipsos publié début 2025 (et de Gallup pour l’engagement), et ils méritent qu’on s’y arrête.
Parce que derrière ces pourcentages, il y a des gens qui viennent bosser la boule au ventre. Des managers qui voient leurs équipes décrocher sans savoir quoi faire. Et des DRH qui cherchent des solutions concrètes, pas des slides PowerPoint.
Que révèle le baromètre Qualisocial/Ipsos 2025 ?
L’étude a été menée par Ipsos pour Qualisocial du 3 au 9 décembre 2024, auprès de 3 000 salariés du privé et du public. Échantillon représentatif, enquête en ligne. Bref, c’est solide.
Et ce qu’elle dit fait mal :
- 25% des salariés se déclarent en mauvaise santé mentale (26% un an plus tôt)
- 39% n’ont accès à aucune mesure de prévention, et seuls 23% bénéficient d’un plan complet
- Seuls 8% des salariés français se disent engagés (Gallup 2026)
On va le dire autrement : si vous avez une équipe de 20 personnes, 5 sont en souffrance et la grande majorité n’est plus vraiment là mentalement. Ça se ressent dans la productivité, dans l’ambiance, dans le turnover. On le voit chez nos clients avant qu’ils mettent en place un programme, et on voit la différence après.
Comment la QVCT booste-t-elle l’engagement ?
C’est le résultat le plus marquant de l’étude. Dans les structures qui obtiennent un très bon score de QVCT (pas juste un babyfoot et une corbeille de fruits), les collaborateurs ont 1,5 fois plus de chances d’être engagés que dans celles au très mauvais score (Qualisocial/Ipsos 2025).
1,5x. C’est pas un ajustement marginal. C’est un changement de dynamique.
Et quand on leur demande par où commencer, les salariés sont plutôt clairs. Ils citent d’abord la santé, la sécurité et les conditions de travail (63%), les relations et l’ambiance au travail (63%), puis l’organisation du travail au quotidien (56%).
Le sport coche les deux premières cases à la fois : il agit sur la santé, et il fait se croiser des gens qui ne se parlent jamais. Pas de surprise pour nous. On accompagne des entreprises depuis des années sur ces sujets, et le constat est toujours le même : quand les gens bougent ensemble, quelque chose change dans l’équipe.
Pourquoi le sport agit-il sur la santé mentale au travail ?
On ne va pas vous faire un cours de neurosciences. Mais en deux mots, voici ce qui se passe quand vos salariés font du sport régulièrement :
Le stress descend. L’activité physique réduit le cortisol, l’hormone du stress. Pas besoin d’une heure de course à pied. Trente minutes de HIIT ou de boxe suffisent pour que le corps lâche la pression.
L’isolement recule. Une session collective de yoga ou de pilates, ça crée des liens. Des vrais. Pas les liens artificiels d’un team building annuel, mais des moments partagés chaque semaine, dans l’effort et la bonne humeur.
La fatigue mentale s’allège. Les endorphines libérées pendant l’effort, c’est le meilleur antidépresseur naturel qu’on connaisse. Après une séance, les gens repartent avec la tête plus claire.
Le signal envoyé est fort. Proposer du sport et du bien-être au travail, c’est dire à vos équipes : “on ne vous considère pas juste comme des ressources productives”. Et ça, dans un contexte de guerre des talents, ça fait la différence pour la marque employeur.
Comment passer du constat à l’action en santé mentale ?
OK, les chiffres sont là. Maintenant, comment on fait concrètement ? Voici ce qu’on recommande, et ce qu’on met en place chez nos clients.
D’abord, diagnostiquer
Avant de lancer quoi que ce soit, il faut savoir où vous en êtes. Pas au doigt mouillé, avec des données.
- Quel est le niveau de stress perçu dans vos équipes ?
- Qu’est-ce que vos collaborateurs attendent vraiment ?
- Quelles sont vos contraintes (horaires, espaces, budget) ?
Notre module Analytics RH permet justement de mesurer ça : Pulse Surveys, score eNPS, indicateurs de bien-être. Des données concrètes pour prendre des décisions éclairées. On en parle en détail dans notre article sur comment mesurer l’engagement.
Ensuite, proposer des solutions qui correspondent
Pas la peine de mettre un cours de CrossFit si 80% de vos salariés sont sédentaires. L’idée, c’est de partir de leurs besoins :
- Besoin de décompresser : massage assis, méditation guidée
- Besoin de bouger : HIIT, running, renforcement musculaire
- Besoin de souplesse : yoga, pilates
- Besoin d’accessibilité : plateforme digitale avec vidéos disponibles 24/7
Chez Power Partners, on combine les deux : cours sur site avec nos coachs + plateforme digitale pour ceux qui préfèrent pratiquer chez eux ou en télétravail.
Enfin, mesurer et ajuster
Un programme QVCT qui ne mesure rien, c’est un programme qui va mourir. Suivez trois indicateurs simples :
- Le taux de participation (il doit monter dans les 3 premiers mois)
- La satisfaction des collaborateurs (enquête trimestrielle)
- L’évolution de l’absentéisme (le vrai juge de paix)
Combien coûte l’inaction en santé mentale au travail ?
On préfère parler en chiffres plutôt qu’en grandes phrases :
- 22,3 jours d’absence par salarié par an en France (Ayming/AG2R 2024)
- De la moitié au double du salaire annuel : le coût d’un départ selon Gallup (recrutement, formation, montée en compétences)
- Le présentéisme coûte aussi cher que l’absentéisme, parfois davantage : le salarié est présent, mais épuisé et improductif
À l’inverse, investir dans la QVCT génère un retour estimé autour de 4€ pour 1€ investi. On a fait le calcul détaillé pour une PME de 100 salariés, allez voir, les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Que faut-il retenir de ce baromètre santé mentale ?
La santé mentale au travail n’est plus un sujet “RH”. C’est un sujet business. Les entreprises qui l’ont compris investissent dans des programmes concrets, et leurs collaborateurs ont 1,5x plus de chances d’être engagés, avec moins d’absentéisme et moins de turnover.
Le sport en entreprise n’est pas la seule réponse. Mais c’est celle qui a le plus d’impact mesurable, celle qui crée du lien dans les équipes, et celle qui envoie le signal le plus fort à vos collaborateurs.
On en discute quand vous voulez. Demandez votre diagnostic santé mentale et QVCT pour construire un programme qui tient la route.
À retenir
Les 3 points clés :
- 1 salarié sur 4 se dit en mauvaise santé mentale : et seuls 8% se disent engagés (Gallup 2026). Ce n’est plus un sujet RH secondaire, c’est un enjeu business de premier plan
- Les salariés attendent d’abord de la santé et de meilleures relations au travail : le sport répond aux deux, et il envoie un signal de considération. Dans les structures au très bon score QVCT, les collaborateurs ont 1,5x plus de chances d’être engagés
- Diagnostiquez avant d’agir : mesurez le stress et les attentes avec des Pulse Surveys et l’eNPS, puis proposez des activités adaptées aux besoins réels de vos équipes
Sources :
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Joanna
Rédactrice spécialisée QVT
Rédactrice spécialisée en qualité de vie au travail, Joanna décrypte les études et données chiffrées pour rendre les sujets QVT accessibles aux décideurs.